Chapitre 4 : Gérer les espaces terrestres (12)

Pourquoi les aléas induisent-ils des risques ?

B. La diversité des vulnérabilités.

1°) La vulnérabilité des hommes :

      Les aléas peuvent entraîner des blessures plus ou moins graves, voire le décès. Certaines catastrophes naturelles font état de plusieurs centaines de milliers de morts : Bengladesh (1970), Chine (1976), Thaïlande (2004), Birmanie (2008). En France, les accidents domestiques ôtent 20000 vies par an.

     Les maladies peuvent résulter d’aléas variés véhiculés par les hommes et leur environnement (nourriture, air, sang…) : virus (de l’hépatite B), bactéries (bacille de Koch), prions (maladie de Creutzfeldt-Jakob), parasites (paludisme, trypanosomes), dégénérescence cellulaire (cancers, Alzheimer, Parkinson…).

     La vulnérabilité des hommes est particulièrement importante là où ils sont concentrés. Les fortes densités se trouvent dans les foyers de peuplement (Asie du Sud, de l’Est et du SE), dans les villes, le long des cours d’eau et sur les côtes. La littoralisation et la métropolisation accentuent le phénomène.

 

2°) La fragilité des biens :

     Au-delà de leur personne, les hommes voient leurs biens menacés par les aléas. Tout ce qu’ils possèdent constitue donc une perte potentielle. C’est d’une part le cas pour leur mobilier : automobiles, électroménager, œuvre d’art…

     D’autre part, tout immeuble peut subir des dégâts. Il peut s’agir de leur résidence principale ou secondaire (maison ou appartement) ou d’un monument issu du patrimoine (ex. Tour Eiffel à Paris…).

     Enfin, l’ensemble du treillage (routier, ferroviaire, aéroportuaire, portuaire, de télécommunication) est vulnérable face aux aléas. C’est aussi vrai pour les réseaux d’électricité, d’eau potable ou de gaz…

 

3°) L’économie menacée :

     Les catastrophes qui touchent les biens montrent la vulnérabilité de toutes les activités face aux aléas, depuis le secteur primaire (agriculture, élevage au Bengladesh), jusqu’au secteur tertiaire (bureaux, tourisme).

     Le coût des réparations peut dépasser les cent milliards de dollars (ex. Katrina). Or, une telle somme représente moins de 1% du PIB des EU, contre 15 000 fois celui des Bahamas. La vulnérabilité de l’économie reste variable.

     Ainsi, des cercles vicieux peuvent se dessiner : en cas de catastrophe, il y a moins de richesses entraînant moins de protections, donc plus de vulnérabilité, d’où plus de risques, c’est-à-dire plus de probabilité d’avoir une catastrophe…

 

     Seuls, les aléas ne sauraient constituer des risques. C’est la vulnérabilité qui, croisée avec ces aléas, donne naissance à ces derniers. Elle concerne tant les personnes, que leurs biens ou leurs activités.

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